UN-Gleichgewichte
Cônes de lumière (Lichtkegel), 2026, 53 x 40 cm, acrylique, sprays et pochoir sur bois Collection FMAC, Fond Municipal d’Art Contemporain, Genève
Mirador, 2026, 53 x 40 cm, acrylique, spray et pochoir sur bois Collection FMAC, Fond Municipal d’Art Contemporain, Genève
Sans titre, 2026, 53 x 40 cm, acrylique, sprays et pochoir sur bois Collection FMAC, Fond Municipal d’Art Contemporain, Genève
Die Arbeiten UN-GLEICHGEWICHTE sind Acrylgemälde auf Holz. Ich nutze die feine Struktur der Holzmaserung als Materialelement in der Komposition. Diese beinhalten unterschiedliche Strukturen wie Holz, Granit oder Marmorstein, transparentes Neonlicht, Himmel, Gebirge… Dabei entstehen bewusst ausgeschnittene oder fehlende Bereiche im Holz, die das darunterliegende Material – die Wand, an der das Bild hängt – sichtbar machen. Diese physischen Leerstellen verstärken die Illusion eines Trompe-l’œil und betonen zugleich die Tiefenwirkung der verschiedenen surrealen Bildebenen. Was im Bild physisch fehlt, lädt den Betrachter zu einem inneren Gedankenspiel ein – als Sinnbild für das, was verloren, abwesend oder unvollständig ist.
Die in den Gemälden dargestellten Elemente nehmen diese geometrischen Formen auf und mischen sich mit organischen Elementen, die in einem fragilen Gleichgewicht zueinanderstehen. Manchmal sind sie ineinander verankert, manchmal zerreißen sie, schweben in der Luft oder versinken in die Tiefe.
Jedes Bild ist eine bewegte Landschaft, in der die Spannung zwischen Vorder- und Hintergrund einen kontinuierlichen visuellen Dialog hervorruft. Oben, unten, vorne, hinten haben nicht mehr wirklich Bedeutung. Man erkennt architektonische Linien, abgerundete Formen, Leuchtkästen, Glückshufeisen, Fabelwesen und Blitze, verliert sich jedoch in den Horizontlinien und Schattenspiel der Formen. Die verschiedenen dargestellten Materialien (die Malerei, die Holzlinien, die Aufhängemauern) sind mit einer suggestiven Kraft aufgeladen, die die Illusion von verschiedenen Zuständen erzeugt: fest, flüssig, gasförmig. Die Himmel werden zu Meeren, und die Meere verdampfen. Fluoreszierende Blitze teilen die Welt. Irdisches wird zu Unterirdischem und umgekehrt.
Ich arbeite mit einer Palette aus sanften und fluoreszierenden Farben, die den Bildern eine gewisse Leuchtkraft verleihen sollen. Dies schafft auch Kontraste zwischen dem Immateriellen und dem Greifbaren.
Die daraus resultierende rätselhafte Atmosphäre entsteht aus vielen Einflüssen und Offenbarungen, die sich vermischen, miteinander kollidieren und sich manchmal zugunsten einer beunruhigenden, aber dennoch einladenden Fremdartigkeit verwischen. Ich lade die Zuschauer ein, ihren Blick in den verschiedenen Ebenen des Gemäldes zu verlieren, während sie sich an vertrauten Elementen wie architektonischen Linien, Formen und repräsentativen Elementen festhalten können.
Meine Kompositionen können sowohl als Triptychon, Diptychon, in Serien entwickelt oder direkt auf die Wand gemalt werden, wodurch das Publikum in einen physischen Raum versetzt wird. Diese Arbeit hinterfragt das UN-GLEICHGEWICHT unserer gegenwärtigen Welt.
Alexandra Maurer, 2025, Genf
Texte en français:
Les tableaux proposés font partie de la thématique Des-équilibres. Ceux sont des peintures acryliques sur bois. J’utilise la fine structure du grain du bois comme élément matériel dans la composition. Celles-ci intègrent différentes structures telles que le bois, le granit ou le marbre, une lumière néon transparente, le ciel, des montagnes…
Des zones délibérément découpées ou manquantes apparaissent dans le bois, laissant visible le matériau sous-jacent – le mur sur lequel le tableau est accroché. Ces vides physiques renforcent l’illusion d’un trompe-l’œil tout en accentuant la profondeur des différentes strates surréalistes de l’image. Ce qui manque physiquement dans l’œuvre invite les spectateur·rice·s à un jeu de réflexion intérieur – comme symbole de ce qui est perdu, absent ou incomplet.
Les éléments représentés dans les œuvres adoptent des formes géométriques et se mêlent à des éléments organiques, en équilibre fragile les uns avec les autres. Parfois, ils sont ancrés les uns dans les autres, parfois ils se déchirent, flottent dans l’air ou s’enfoncent dans la profondeur.
Chaque image est un paysage en mouvement, où la tension entre premier plan et arrière-plan engendre un dialogue visuel continu. Le haut, le bas, l’avant, l’arrière perdent leur signification. On reconnaît des lignes architecturales, des formes arrondies, des caissons lumineux, des fers à cheval porte-bonheur, des créatures fabuleuses et des éclairs, mais on se perd dans les lignes d’horizon et les jeux d’ombre des formes.
Les différents matériaux représentés sont chargés d’une force suggestive qui crée l’illusion de différents états : solide, liquide, gazeux. Les ciels deviennent des mers, et les mers s’évaporent. Des éclairs fluorescents divisent le monde. Ce qui est terrestre devient souterrain et inversement.
Je travaille avec une palette de couleurs douces et fluorescentes qui confèrent aux images une certaine luminosité. Cela crée également des contrastes entre l’immatériel et le tangible. L’atmosphère énigmatique qui en résulte naît de multiples influences et révélations qui se mêlent, entrent en collision et parfois s’estompent au profit d’une étrangeté troublante mais néanmoins accueillante. L’artiste invite les spectateur·rice·s à perdre leur regard dans les différentes strates du tableau, tout en pouvant s’accrocher à des éléments familiers tels que des lignes architecturales, des formes et des éléments représentatifs.
Les œuvres explorent les déséquilibres du monde contemporain sous l’angle d’un ressenti métaphysique.
Alexandra Maurer, 2025, Genève
(Texte accompagnant l’exposition personnelle, Des-équilibres, Galerie Paul Hafner, 2025)